ACCUEIL
INTRO
HISTOIRE
CULTURE
LEGENDES
GEOGRAPHIE
DIVERS
QCM
FORUM
CHAT
LIENS
NEWS
LETTER
CONTACT
Pour soutenir ce site,
rendez-une petite visite à mon partenaire.

Si vous souhaitez faire apparaître
un bandeau publicitaire sur ce site (sur la page de votre choix dans cette colonne ou en haut de page), contactez-moi par
E-Mail
Vous êtes le {hit} ème visiteurs
de ce site.
|
Dans les légendes bretonnes, les morts
reviennent souvent chez les vivants, mais la plupart du temps
sans intentions agressives, même si certains sont dangereux pour
les vivants (ex: Iannic Ann Ôd) . Même volés ou
offensés, les morts accordent facilement leur pardon à celui
qui se repent où sexcuse.
Parfois, si les morts reviennent, c'est pour se
plaindre de leur sort dans l'au-delà, ou pour tenter de
l'améliorer avec l'aide des vivants.
| LHISTOIRE DU BEDEAU DE
NEVEZ Autrefois, dans les petits
villages, cétait toujours le bedeau qui devait
mettre les morts au cercueil.
Le bedeau du bourg de Névez, un jour quil venait
de remplir cet office, sen retournait à
léglise, afin de tout disposer pour
lenterrement, lorsque, sur la barrière dun
champ, au bord de la route, il aperçut un homme assis,
vêtu de ses hardes du dimanche.
- Bonjour, camarade Jean-Louis, dit lhomme, en
levant la tête quil avait dabord tenue
baissée.
- Comment, sécria le bedeau stupéfait, cest
vous qui êtes là, Joachim Lasbleiz !
Cétait précisément le mort quil avait
enfermé dans sa bière quelques minutes auparavant,
après lui avoir passé ses effets les plus propres. -
Oui, cest bien moi, repartit Lasbleiz. Je suis venu
te guetter ici, pour tavertir quil faut que
tu recommence incontinent ta besogne.
- Vous nétiez donc pas bien, tel que je vous avait
mis ?
- Non, tu a replié mon bras gauche sous mon corps: je ne
veux pas men aller dans cette posture.
Ce disant, il disparut. Le bedeau rebroussa chemin
aussitôt, rentra dans la maison mortuaire, et, au grand
scandale de la famille, rouvrit le cercueil. Ce que
Lasbleiz avait dit était vrai: le bras gauche était
replié sous le corps. Le bedeau remit les choses en
ordre et se dirigea de nouveau vers le bourg. Comme il
passait devant la barrière, il vit que le défunt était
encore là, mais debout, cette fois la tête haute.
- Aurais-je commis quelque autre manquement ? se demanda
le bedeau.
Mais non: le mort se contenta de lui faire un signe de la
main, comme pour prendre congé.
- Dieu vous donne ses joies ! dit le bedeau, en se
découvrant. Et ce fut tout.
|
Conté par Coudray, et recueilli par Anatole Le Braz
|
|