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-3 000 : A Carnac, les menhirs étaient déjà là à l'arrivée des Celtes 
Les Mégalithes sont des grandes pierres (du grec megas : grand, et lithos : pierre) placées par les hommes du Néolithique, entre 5 000 et 2 000 ans avant Jésus-Christ. La Bretagne possède le plus grand nombre et la plus grande diversité de ces pierres. Il reste plus de 3 000 de ces grandes pierres dans la seule région de Carnac. Ces monuments ont été dressés par un peuple mal connu. Elle devait avoir atteint un certain degré de civilisation pour déplacer et mettre debout des pierres dont le poids atteint jusqu'à 350 tonnes. La signification et l’origine de ces édifices sont incertaines.

On en distingue deux types principaux : les menhirs et les dolmens.

LES MENHIRS
Du mot breton signifiant pierres longues, les menhirs sont disposés de plusieurs façons.

Les menhirs isolés, généralement très haut, étaient placés sur un point d’eau, sur un sommet ou à proximité d’une tombe. Le menhir de Kerlaos-en-Plouarzel (Finistère) a une hauteur de 12 mètres ; le « Grand Menhir » de Locmariaquer (Morbihan), aujourd’hui brisé en cinq morceaux, mesure 20,30 mètres et pèse environ 350 tonnes.

Les menhirs groupés, disposés en file ou alignements, seraient les restes de monuments religieux consacrés au culte de la lune ou du soleil. Certains, placés en rangées parallèles, aboutissent vers l’Occident à un demi-cercle ou cromlech, comme à Carnac (Morbihan) ; d’autres s’entrecroisent, comme à Lagatjar (presqu’île de Crozon, Finistère).Ces lignes semblent orientées astronomiquement, à quelques degrés près, soit sur les points cardinaux, soit sur les levers et couchers lunaires ou solaires particuliers, permettant ainsi la prévision des éclipses.
 

LES DOLMENS
On pense que les dolmens (du mot breton signifiant tables de pierre) sont des chambres funéraires.

Au cours de la période néolithique, le mégalithisme a évolué architecturalement. Composé à l’origine d’une chambre et d’un couloir d’accès (Barnenez, la Table des Marchands...), le dolmen devient un long couloir coudé (les Pierres-Plates, le Rocher), une chambre unique allongée et rectangulaire (La Roche aux Fées, Mougau) ou en forme de V (Ty-arBoudiged, Liscuis). Un art mégalithique se développe sur les parois des dolmens (Gavrinis, Table des Marchand, Pierre-Plates...) comme sur certains menhirs (Grand Menhir de Locmariaquer, La Tremblaye).

Les dolmens sont soit construits d’abord en surface, puis recouverts d’une butte de terre (= tumulus), soit creusés dans le sol ou aménagés dans une grotte artificielle. La plupart ont été dégagés et se trouvent à l’air libre.

Les tumulus ronds de l’intérieur du pays sont plus récents que les tumulus à chambres fermées, tel celui de Saint-Michel à Carnac long de 120 mètres et haut de 12 mètres. Leur construction s’est poursuivie jusqu'à 1 000 ans avant Jésus-Christ.

Les cairns sont des tumulus en pierres sèches. Celui de Barnenez dominant la baie de Térénez et l’estuaire de la rivière de Morlaix remonte à plus de 5 000 ans avants Jésus-Christ. Celui de Gavrinis, à l’entrée du golfe du Morbihan, est nettement moins ancien.

Certains tumulus ont livré des quantités non négligeables de très beaux objets : haches polies en roches rares, ou parures et colliers superbes en callaïs. Les musées de Carnac et de Vannes présentent des collections particulièrement riches de ces premières oeuvres d’art.

Au nord de la Bretagne, on trouve le plus souvent des allées couvertes, formées d’une double rangée de pierres dressées, recouvertes de dalles et parfois gravées.